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la disparition des abeilles, vers une agriculture biologique et raisonnée

Certains médias, de plus en plus nombreux, relèvent aujourd’hui la disparition de nos insectes pollinisateurs et des oiseaux dans les…

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Certains médias, de plus en plus nombreux, relèvent aujourd’hui la disparition de nos insectes pollinisateurs et des oiseaux dans les campagnes.. Qu’en est-il de la disparition minutieuse des abeilles, qui aujourd’hui sont indispensables à notre vie quotidienne?

 

Les abeilles, des insectes indispensables

Les abeilles ont un rôle pollinisateur de nos fleurs, arbres et plantes sauvages et cultivées et jouent un rôle de grande importance dans notre écosystème. Seulement, depuis quelques années, des relevés scientifiques ont constaté une surmortalité des abeilles à atteint 30% à 50% en période hivernale.

Quelles sont les raisons de leur disparition?

La multiplication de substances chimiques dans notre écosystème, la systémisation des monoculture, le changement climatique, les parasites ainsi que de nouveaux prédateurs dans la chaine alimentaire (frelons asiatiques) font disparaître les abeilles à toute vitesse.

L’agriculture déraisonnée comme premier responsable

Les monocultures

En effet, la standardisation des monocultures amenuit la biodiversité dans les espaces cultivés ou sauvages. De fait, les abeilles meurent de faim car ne trouvent plus les apports alimentaires suffisant pour survivre. Par ailleurs, la génétique des abeilles reproductrices sélectionnées par les apiculteurs eux-mêmes réduit plus encore leur diversité de gênes et ne permet pas à l’espèce d’évoluer. Enfin, la pollution et l’usage de chimie dans les cultures provoquent également leur pertes.

Seulement, l’abeille aujourd’hui est responsable de la reproduction de  80% des espèces de plantes à fleurs. L’appauvrissement des cultures a donc poussé les colonies à visiter d’autres cultures ces vingt dernières années, (vignes et céréales) qui ont elles aussi, été les premiers à utiliser la chimie dans les plants.

Les pesticides et engrais chimiques

Les pesticides sont également la cause de l’effondrement des colonies d’insectes pollinisateurs. Scientifiques et apidologues ont prévenu des dangers de l’utilisation de la chimie dans les cultures. Toutefois, si certaines substances chimiques comme le Cruiser ou le Cheyenne sont interdites, les firmes de productions s’emparent de molécules de synthèse identiques aux précédents interdits. Lorsque les abeilles ne meurent pas avant le retour à la ruche après avoir butiné un plant empli de semences chimiques, elles transportent parfois les semences et participent à la propagation des OGM dans l’écosystème. Ces usages dépassent parfois même le champs de l’agriculteur. En effet, les particuliers sont sensibilisés moins encore que les professionnels et collectivités aux bonnes pratiques de culture et à l’écologie. L’utilisation de certains produits est parfois désastreuses sur les jardins.

Des agents pathogènes (champignons, parasites…)

Les abeilles sont affectées par un parasite asiatique, le varroa, qui déciment systématiquement les ruchers. Toutefois, il peut être maitrisé par les apiculteurs grâce à des soins naturels à base de plantes mais les médicaments qui devraient être mis à disposition sont couteux et trop peu nombreux.

La biodiversité menacée

Enfin, c’est la biodiversité des agents pollinisateurs qui est aujourd’hui menacée. En effet, la surface des plantes à fleurs étant réduites, la diversité des insectes pollinisateurs est également réduite et accentue la perte des espèces des végétales.

C’est donc la monoculture et l’entretien chimique des espaces collectifs qui entrainent une extinction de masse de la faune et la flore, qui subissent dans le même temps des aléas climatiques sévères.

C’est toutes ces raisons qui aujourd’hui doivent nous pousser à limiter ou endiguer la disparition des espèces animales et végétales, en consommant et en cultivant de façon propre, à commencer par l’usage de pratiques de culture biologique et par la suite biodynamique. Car le vivant appartient avant tout, à la nature.

 

Olivier Dauga – consultant en vin